Le réseau Particip-Arc, à l'issue de 18 mois de travaux, a produit un rapport à l'adresse du ministère de la Culture, présentant un état des lieux des sciences participatives dans les domaines de la culture, des pistes de caractérisation et des recommandations.

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Résumé du rapport

Le Muséum national d’Histoire naturelle (MNHN), suite à l’appel à manifestation d’intérêt 2017 du ministère de la Culture, a piloté pendant dix-huit mois des travaux sur la thématique « Recherche culturelle et sciences participatives ». Faisant suite au rapport de 2016 « Les sciences participatives en France », un réseau d’une trentaine de chercheurs, conservateurs et médiateurs scientifiques issus de domaines diversifiés (archéologie, urbanisme, linguistique, arts, musicologie, communication, patrimoines…) a été coordonné par le MNHN pour identifier leurs questionnements, leurs besoins, leurs attentes en vue de formuler des recommandations au ministère de la Culture. Le MNHN bénéficie d’une longue histoire et d’une expertise approfondie des sciences participatives du fait du développement et de l’animation d’un grand nombre de programmes de sciences participatives (Vigie-Nature, Les Herbonautes, gestion des patrimoines avec les populations locales…) et de travaux réflexifs sur ces programmes. Le projet 65 Millions d’Observateurs (financé par le Programme d’Investissement d’Avenir 2015-2019) a permis de développer de nombreux outils et a contribué à une internalisation assumée des nombreuses expertises métiers correspondantes.

Le réseau a travaillé au fil de réunions plénières, de groupes de travail, d’enquêtes et de consultations extérieures au réseau. Après une phase de partage de savoirs et de savoir-faire, de foisonnement de questions et de constats, le réseau s’est concentré sur trois sujets : la participation et les publics participants ; la recherche et les évolutions induites par les sciences participatives ; les outils de la participation, de collecte et de traitement des données.

Les constats font état d’une grande diversité des démarches, des méthodes, des finalités des projets entrepris par les partenaires du réseau. Cependant, la capitalisation et la circulation de l’information entre porteurs de projets est difficile, que ce soit concernant les outils, les aspects juridiques, les mécanismes de mise en place de communautés ou les modalités de valorisation. La jeunesse des réflexions et le manque de partage d’expérience conduisent à une déperdition de temps et de moyens, alors même que les outils numériques en constant développement et leur facilité d’utilisation s’imposent à chacune et à chacun, lui permettant d’entrevoir les possibilités de recherche, d’échange, de partage avec les publics divers, et parfois de sauvegarde et de réappropriation de richesses culturelles par les communautés.

Le réseau a ensuite thématisé ses travaux autour de questions clés : Comment la démarche participative fait-elle évoluer l’activité de recherche ? Comment les chercheurs et les professionnels de la culture impliqués pourraient-ils s’organiser et être mieux préparés pour mettre en œuvre des sciences participatives ? Dans l’abondance des possibilités qui s’offrent à eux, quels outils sont et devraient être utilisés, et à quelles fonctionnalités faut-il veiller pour mener à bien des projets en sciences participatives ? À quels aspects un chercheur en sciences participatives doit-il être attentif, vis-à-vis des participants potentiels, d’un point de vue juridique, éthique, mais aussi déontologique, dans cette relation d’un type nouveau avec ces partenaires de recherche que sont les participants ? Comment la recherche évolue-t-elle aujourd’hui du fait du développement des sciences participatives et que nous disent ces tendances dans le domaine de la culture ?

Le réseau partage dans ce rapport la synthèse de ses réflexions et formule un certain nombre de recommandations pour que les chercheurs, incluant les constructeurs de corpus que sont les Archives, les bibliothèques, mais également les artistes, puissent développer dans les meilleures conditions et à bon escient, la participation de non-scientifiques-professionnels dans leurs recherches. Le constat principal étant que nous identifions aujourd’hui les prémices des bénéfices des sciences participatives pour la recherche, pour les chercheurs, pour les citoyens et pour la société en général.

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